Déconnecter pour se reconnecter
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Déconnecter pour se reconnecter

Déconnecter pour se reconnecter

Bientôt les vacances !!! C’est l’occasion pour certains d’entre nous d’explorer ou de profiter de toutes les merveilleuses possibilités offertes par nos ordinateurs, tablettes, smartphones et autres montres connectées. Prendre le temps de poster des infos, des photos, de lire les posts des autres, de chercher et télécharger de nouvelles applis destinées à nous faciliter la vie. A contrario, les vacances sont peut-être aussi l’occasion pour certains d’entre nous de nous déconnecter de la technologie pour nous reconnecter à d’autres choses, des choses peut-être plus essentielles.

 

Se reconnecter à autrui

Imaginez la scène. Vous êtes au restaurant, votre smartphone sur la table, à coté de votre assiette. Vous discutez avec la personne partageant votre repas lorsque votre smartphone se met à vibrer ou émet un petit signal indiquant une notification (sms, mail, post). N’est-ce pas difficile de résister à la tentation de découvrir la dernière photo publiée par un de vos contact sur Instagram ? « Oh, untel est en train de visiter tel endroit ». Passionnant !

Pour cette information capitale, vous avez rompu le contact visuel avec votre interlocuteur et interrompu la discussion. Même si vous pensez la reprendre là où vous l’avez laissée, votre interlocuteur ne se trouve plus au même endroit sur le chemin de vos échanges, carencé en temps et en attention que vous lui accordiez auparavant. Or toute l’énergie que vous allouez à votre smartphone, votre tablette ou votre montre, vous la retirez de la relation que vous êtes en train de vivre avec l’autre.

Que ce soit à table avec des amis ou des collègues ou chez vous avec vos enfants, de quand date votre dernier repas pris sans aucun smartphone posé sur la table ? Même si vous ne le consultez pas, le simple fait de le placer près de vous indique à votre interlocuteur votre perméabilité à l’attraction d’un éventuel message. Vous n’êtes pas totalement disponible.

Se reconnecter à ce que l’on fait

Vous êtes toujours au restaurant… Normal, les vacances servent aussi à apprécier les bonnes choses. Votre plat arrive, vous le goûtez, savourez la première bouchée, voire la seconde, puis vous entrez en mode automatique et continuez à manger sans y prêter attention. L’assiette se vide et vous restez sur votre faim.  Vous prenez donc un dessert. Vous en profitez, vous avez le temps. Et il n’y a rien de mal à prendre une petite douceur, lorsque vous en avez envie, lorsque votre corps en a besoin, n’est-ce pas ?  Au retour de congés, votre balance affiche pourtant un chiffre bien supérieur au précédent et les kilos nouvellement acquis s’accompagnent d’un fort sentiment de culpabilité.

Et si le manque de connexion, de conscience à ce que l’on fait, à ce que l’on vit, à ce que l’on ressent était la cause de ce dysfonctionnement et avait de sérieuses conséquences ? En effet, n’oublions pas que cette déconnexion à ce que l’on fait élève le seuil de perception et pour sentir quand même quelque chose, il en faut plus, en quantité ou en intensité.

Se reconnecter à soi

Je prends l’exemple du poids car le corps exprime de façon concrète, visible et mesurable le niveau de connexion/déconnexion à soi.

Et c’est une source de souffrances psychologiques pour beaucoup.  Selon une étude* de l’Inserm (Institut de la santé et de la recherche médicale), sept femmes sur dix et un homme sur deux souhaiteraient perdre du poids. Cela signifie que 70% des femmes ne s’apprécient pas telles qu’elles sont et voudraient changer. Cette insatisfaction vis-à-vis de l’image de soi, diminue la confiance en soi en créant des complexes, rend parfois sensibles aux propos et/ou aux regards des autres, sensibilité exacerbée par des interprétations erronées, et qui peut même déboucher sur de l’agressivité. Tout cela entraine des conséquences relationnelles négatives avec les autres et avec soi. 30% des femmes ont déjà suivi cinq régimes, près de 10% en ont suivi plus de dix. Cela signifie autant de périodes pendant lesquelles la relation à soi n’est plus fondée sur l’amour, la douceur et la bienveillance, mais sur la critique et le contrôle, ce qui amplifie encore le processus.

Alors qu’il est si simple de maintenir un poids de santé : il suffit de manger quand on a faim (et uniquement quand on a faim) et de s’arrêter quand on n’a plus faim (c’est-à-dire ne plus finir son assiette, ne plus manger pour étouffer ses émotions, ne plus gouter à chaque plat pour faire plaisir à d’autres). Juste écouter son corps et les messages qu’il nous envoie. Juste être connecté à soi et à ses sensations.

Il en est de même pour tous les besoins physiologiques de base : respirer, manger, boire, dormir… Sortir respirer lorsque le cerveau sature et qu’il a besoin de changer d’air. Aller se coucher lorsqu’on est fatigué au lieu de regarder la fin du film (vous pourrez toujours la voir en replay…).

C’est Pétillances, on invite souvent (toujours ? J) nos participants à « prendre soin d’eux ». Cela signifie avant tout : prendre soin de ses besoins et pour cela, être à l’écoute de soi, être connectés à soi.

Et si l’on profitait de ce temps des vacances pour se reconnecter à soi, au présent, au réel ?

 

Céline Schmit

 

*Étude réalisée sur trois ans auprès de 105 711 volontaires âgés de 18 ans et plus,

Pour aller plus loin :

Livre : « Stop au contrôle : Écoute ton corps » de Lise Bourbeau

Livre : « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm

Revue Cerveau & Psycho » : Mieux manger

Programme de Psycho-neuro-nutrition de David Lefrançois